Pourquoi un beau site WordPress ne suffit plus (interview)

Publié le 23 juin 2026

Quand on est freelance WordPress, on a tendance à vendre du design : une maquette propre, un site qui en jette.

Sauf qu’un site joli mais bâti sur du vide ne convertit pas. Et c’est exactement là que la plupart des freelances se font dépasser.

Dans cette interview, Frédérique Gamearchitecte de l’information (ancienne juriste passée par le graphisme), explique comment elle construit le socle d’un site avant d’y poser le beau et comment ce métier est en train de se réinventer avec l’IA.

Le socle avant le beau

Frédérique résume son virage d’une formule : elle a « troqué le code civil contre le code HTML ».

Son métier ne commence pas par Figma, mais par deux questions : à quoi ce site répond, et surtout à qui ?

Trop de sites, observe-t-elle, sont construits pour flatter l’ego de l’entreprise plutôt que pour servir l’audience. Sa méthode inverse l’ordre :

  • partir du besoin réel de la cible, pas de la vision interne
  • remonter en surface les pépites de contenu déjà présentes
  • dégager l’inutile pour gagner en clarté
  • garder un dialogue constant entre design et technique

Une fois le socle bon, alors seulement on peut faire du beau.

Se positionner, puis communiquer (à sa façon)

Le déclic de Frédérique : une cliente qu’elle a voulu emmener trop vite. Elle a appris à écouter avant de proposer.

Résultat, un positionnement net : elle vise la refonte plutôt que la création. Une entreprise qui a déjà un site a compris des choses ; il y a une matière première sur laquelle travailler.

Pour attirer ces clients, elle a changé sa communication : storytelling, prise de parole, des mots qui parlent des douleurs de la cible.

Faut-il tous communiquer ? Oui, mais selon son profil. Un introverti n’a pas à se mettre en scène : blog, tutoriels, carrousels font le travail. L’important est de tester beaucoup de formats pour trouver son alignement.

Le freelance de demain édite ses propres outils

C’est là que tout converge. Un besoin client concret (un back-office WordPress noyé sous des centaines de pages) a donné naissance à Page Ribbon, son extension pour colorer et filtrer les modèles de pages.

Le freelance de demain ne se contente plus d’utiliser des outils : il édite les siens.

L’IA rend ça accessible, à une condition que Frédérique martèle : faire vérifier le code par un vrai développeur.

👉 On entre dans l’ère du micro-besoin et de l’ultra-personnalisation. Plutôt qu’une menace, l’IA devient le levier qui transforme un freelance en éditeur de ses propres micro-solutions.

Le métier de freelance ne disparaît pas, il se déplace

Le fil rouge de Frédérique tient en une phrase : « c’est pas la destination, c’est le chemin ».

Le socle avant le beau, un positionnement assumé, une communication alignée sur son profil, des outils qu’on édite soi-même : ce ne sont pas quatre recettes séparées, mais une même posture. Celle d’un freelance qui choisit sa valeur au lieu de la subir.

Et tout commence par le positionnement : savoir à qui on est utile, et à quel moment.

👉 C’est exactement ce qu’on travaille dès les premières semaines de la formation Freelance de WPChef : poser un positionnement clair avant de signer ses premiers clients.

Portrait de Nicolas Richer avec une veste de chef cuisinier pour WPChef
Nicolas Richer - Président et formateur
Depuis 2008 dans l’écosystème WordPress, je partage mon expertise au travers des formations et contenus de WPChef.

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